L’église de Saint-Arnoult en Yvelines

  • 18 octobre 2019

Le 18 octobre une vingtaine d’adhérents de PARR se sont retrouvés au Café Le Gaulois pour un café aimablement offert par la Société historique de Saint-Arnoult en préalable à la visite de l’église sous la conduite de Mme Houssinot. Elle nous a d’abord rappelé l’histoire d’ Arnoul que nous ne reprendrons pas ici puisque le récit est retracé dans la conférence faite à notre AG par M.Houssinot.

Alors qu’il devait être enterré à Tours ou il avait été évêque, finalement le corps d’Arnoul est resté à ce qui est aujourd’hui Saint-Arnoult. Il fut mis dans une grotte qui est sans doute la crypte de l’église. On disait que Saint-Arnoul faisait des miracles et notamment guérissait les enfants ce qui donna à ce village une certaine notoriété et provoqua un afflux de pèlerins. Beaucoup de moines s’installèrent également et une église fut construite. Scariberge l’épouse de saint-Arnoul s’installa à l’abbaye de Saint-Rémi des landes qui a disparu. Sa dernière abbesse fut guillotinée à la Révolution.

L’église comporte trois nefs et trois portes. Celle de droite donne sur la baptistère par ou pénétraient les enfants non baptisés. Le baptistère a été offert par Marie de Médicis. Dans ce même endroit figure une pierre qui indique que Simon de Montfort seigneur du lieu a exempté de droits de pâturage dans les forêts les habitants du village.

En raison de l’afflux des pèlerins et des nuisances que cela entrainait pour la tranquillité des moines la nef de gauche fût construite au 16é siècle mais elle resta inachevée et ne trouva son état actuel qu’à une époque plus récente.

Toujours à droite on trouve une statue de Scariberge du 16é siècle. On peut noter également quelques peintures murales anciennes dont une qui rappelle que si Saint-Arnoul est le patron des chasseurs il est aussi le patron des cocus. Le clocher était initialement au centre de l’église ce qui fragilisait l’édifice si bien qu’il fut démoli est reconstruit à côté de l’église.

Puis nous sommes montés par un escalier très étroit dans la salle ou se tenait le prieur lorsqu’il rendait la justice et percevait donc des droits. Ce privilège revendiqué par les Montfort donna lieu à des différends pendant 500 ans et se termina à l’avantage des Montfort. Certains prieurs sont bien connus comme Jean du Bellay évêque et oncle du poète Joachim, ainsi que le cardinal de Retz.Dans cette pièce on peut voir les contreforts de l’église romane du 9é siècle qui occupait le fond du chœur actuel, chœur qui a été surélevé ensuite.

Dans la sacristie nous avons pu admirer deux bannières du XIXé siècle brodées par des dames de la ville.Dans le chœur on peut voir des colonnes sculptées qui n’ont pas une fonction de support mais qui portent des sculptures retraçant l’histoire de Daniel. Puis nous sommes descendus dans la crypte ou reposait Arnoul depuis sa mort en 535. Les reliques on donné lieu à un procès-verbal de reconnaissance datant de 1796. Comme à l’époque détenir des reliques donnait de la notoriété une partie des reliques fut volée en 935 par un prêtre nommé Constance envoyé par un seigneur du Valois. C’est l’origine de l’abbaye de Saint-Arnoul à Crépy en Valois. Cette crypte avait été oublié et a été redécouverte en 1853.

La charpente de l’église qui a été refaite fin 15é siècle est tout à fait remarquable par son ampleur et ses décorations. La chapelle de Gauche du XIXé siècle comporte un autel en bois de belle facture.

Après cette belle visite qui a duré deux heures trente il convient de remercier Madame Houssinot passionnée par son sujet et incollable sur l’histoire de l’église et Monsieur Houssinot qui l’a secondé dans notre parcours.

René BARBERYE

Pour en savoir plus :

Sur internet :

Bibiographie

  • La Société historique et archéologique de Saint-Arnoult-en-Yvelines (SHSA) (Président JC Houssinot) a publié de nombreux articles et ouvrages sur Saint Arnoult en général, et son église en particulier.  Voir leur site. et les contacter ici
    • de nombreux ouvrages écrits par Marie-Josèphe Houssinot et Jean-Claude Houssinot, et notamment : « Saint Arnoult, son histoire, son culte, ses légendes, ses homonymes et ses mystères.. »., éditions de la Tour Gile,
    • La Ville de Saint-Arnoult-en-Yvelines, « un paysage retrouvé », éditions de la Tour Gile,
une scène du Roman de la Rose,qui mettrait en scène un certain Saint Arnolfus, protecteur des cocus.